S'il te plaît, apprivoise-moi…

Le célèbre Maître Tsukahara Bokuden traversait le lac Biwa sur un radeau avec d’autres voyageurs. Parmi eux, il y avait un samouraï extrêmement prétentieux qui n’arrêtait pas de vanter ses exploits et sa grande maîtrise du sabre. A l’écouter, il était champion toutes catégories du Japon. C’est ce que semblaient croire tous les autres […]

via L’art de combattre sans armes — Aphadolie

Arbrealettres


Ukiyo-e Harunobu  jeune fille

 

En ce monde,
Sans remède
Est la fuite
Du temps.
Sans intermission
Les adversités nous poursuivent
Et nous attaquent
De cent manières.
Les jeunes filles
Imitant toutes les filles
Enroulent à leurs poignets
Des bijoux chinois
Elles font voltiger leurs manches
D’un blanc éblouissant
Et sont suivies d’une traîne
D’un rouge écarlate.
Aux amies du même âge
Elles se joignent
pour jouer.
Ne pouvant s’arrêter
A la fleur de leur jeunesse
Elles doivent la laisser passer.

Sur leur chevelure
D’un noir corbeau
Un beau jour
Tombera la gelée blanche,
Sur le rose
De leur visage
Venues on ne sait d’où
Se dessineront des rides.
Les sourires et les sourcils peints
Qu’elles arborent toujours
Se faneront
Comme se flétrissent les fleurs.
En ce monde
Il n’en va pas autrement.
Les jeunes guerriers
Imitant tous les garçons
Ceignent
leur deux sabres
Tenant d’une main ferme
Leurs arcs de chasse,
Ils posent…

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Arbrealettres

Sur la lande

Au crépuscule des sorcières qui batifolent sur la lande
Et dans ce vent d’Ouest qui la prend en enfilade
Une touche de rouge pétille sur ta joue
Et la caresse de ton regard se pose sur ma main
Qui écarte devant toi
Ce buisson vers la plage
Dont bientôt nous foulons l’humide tapis
En absence de soleil
Sous un ciel bas qui lamine le rivage
Qu’à petits coups de vagues lèche la mer

Nous entendons le cri blanc de la mouette
Alors que nous regagnons cette campagne impudique
Dont le vent relève
La robe champêtre sur ton corps juvénile
Et la lueur violette de tes yeux danse
Comme un feu follet sur la lande.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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Arbrealettres


mains-pomme-rouge-800x600

C’est ainsi, soir après soir,
que nous sommes devenus mortels,

accusant la fatigue, le froid
et la distance des corps soudain

rendus à la pesanteur, comme si
la pomme en sa rondeur tenue

dans nos mains pâles, leur échappant,
avait éparpillé sur la terre

les restes en nous de l’ancien paradis.
C’est ainsi, nuit après nuit,

que nous sommes devenus seuls
comme les miroirs des chambres d’enfants

dans la maison expropriée : ouverts
sur la tapisserie des anges qui se décolorent,

et sans autre perspective désormais
que la démolition, pierre à pierre,

de ce qui fut aussi notre ciel
de lit, l’histoire sans fin

recommencée de l’amour ô flasque
otage du temps et de l’ennui

***

This is how, evening after evening,
we became mortal

blaming fatigue, cold,
and the distance of bodies suddenly

exhausted into heaviness, as if
the apple in its roundness held

in our pale hands, escaping…

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Le ciel de Leyenda

Voici un beau portrait du Paris des années 1950-1960 ! Ce court métrage sorti en 1958 est une satire de Paris par un groupe de touristes et un provincial.

Il s’agit du premier court métrage d’animation des studios Champeaux. Le fondateur, Albert Champeaux, fut le génial créateur d’un personnage emblématique du cinéma français : le Petit Mineur. Au cinéma, le petit mineur apparaît juste avant la séance, il plante sa pioche dans la cible jaune et rouge, transformant le mille du rond central en « Balzac 00 01 ».

Ce court métrage sur Paris fut à l’époque beaucoup diffusé au cinéma et a obtenu de nombreuses récompenses dans des festivals.

C’est la première collaboration d’Albert Champeaux avec le Chansonnier Jacques Baudoin, qui assure le commentaire du film.

Une création, dessin et une réalisation très moderne encore aujourd’hui !

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Communication

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