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Cartes postales: A la découverte de l’abbaye de La Celle (83)

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L’abbaye de La Celle est un ensemble architectural roman situé dans la commune de La Celle, dans le Var (région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Ce monument historique médiéval est classé au titre des Monuments historiques par arrêté du 12 juillet 18861 pour les restes de l’abbaye de La Celle, bien qu’ici le terme d’abbaye soit impropre.

Ce monument appartient au Conseil Départemental du Var depuis 1990. L’abbaye se visite du mardi au dimanche de 10h30 à 12h et de 13h30 à 17h.

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Situation
La commune de La Celle était encore au début du xie siècle un hameau de Brignoles, dont elle est limitrophe. Elle est blottie dans la vallée que surplombent le Roc de Candelon et le Massif de la Loube (830 mètres). Le village est traversé par le CD 405. La rivière du Caramy borde le territoire de la commune. L’abbaye de La Celle se trouve au centre de ce bourg ecclésial.

Ces travaux de restauration s’achèveront dans quelques années par la reconstitution intégrale et la mise en valeur de cet ensemble médiéval.

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Historique

Ici vécu le Prieur de l’abaye, devenu Pape sous le nom de Marcel II
Les origines
Le site de l’abbaye de La Celle a été occupé dès l’Âge du Fer (entre les iie et ier siècles av. J.-C.). Les fouilles récentes ont mis au jour un four et un sol de cette époque. Sur le même emplacement, une « villa » romaine s’est installée au iie siècle après Jésus-Christ. Il s’agit d’une « pars rustica », exploitation agricole dont le pressoir et le fouloir ont été retrouvés dans la cuisine de l’abbaye. Cette « villa » est restée active jusqu’au vie siècle. C’est ensuite au début du xie siècle qu’a commencé la construction du premier monastère.

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xie – xiie siècle
En 1011, une donation est faite à l’Abbaye Saint-Victor de Marseille de terres sur le territoire de Brignoles avec une église dédiée à Sainte-Perpétue. La plus grande partie du temporel de l’abbaye se situe dans la région de Brignoles. Les femmes de ce monastère appartiennent toutes à la haute noblesse de Provence, ou du Languedoc.

L’abbaye y installe quelques moines pour assurer les offices pour les populations locales . Au xie siècle le Pape Grégoire VII confirme par une Bulle, les biens de Saint-Victor, parmi lesquels figurent l’église de Sainte-Perpétue et les terres autour, avec l’église Sainte-Marie.

Ce monastère avait la particularité d’être double, les hommes avaient d’un côté leurs bâtiments et desservaient l’église Sainte-Perpétue, les moniales utilisaient l’église Sainte-Marie. Les deux établissements avaient à leur tête une prieure et un prieur désignés par les moines de Saint-Victor. Cet établissement, improprement appelé abbaye, avait en fait le rang de prieuré.

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xiiie – xive siècle

Sarcophage de Garsende de Sabran
Au xiiie siècle, le prieuré avait une grande réputation, y recevant des filles de bonnes familles, et de haut lignage dont la plus célèbre est la comtesse de Provence Garsende de Sabran ; mère de Raimond Bérenger IV de Provence, qui une fois veuve de Alphonse, second fils de Alphonse II d’Aragon prit le voile en 1225, comme novice et demeura en ce lieu jusqu’à son trépas vers 1242. Le Prieuré comptait une centaine de religieuses entre 1267 et 1293. En 1311 on constate déjà des contestations qui vont jusqu’au procès, concernant l’usage des biens du Monastère par la communauté de Cabasse. Au xive siècle, les religieuses souhaitent se séparer de la tutelle des moines de Saint-Victor de Marseille avec lesquels elles sont en conflit permanent. Un Prieur restera pourtant sur le Domaine jusqu’à la Révolution, alors que les religieuses avaient déjà quitté le couvent depuis longtemps.

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xve – xviie siècle
La discipline s’étant relâchée, le 27 janvier 1660, le cardinal Mazarin, en tant que commendataire de l’abbaye de Saint Victor, ordonna une réforme du monastère et fit transférer en mars 1660 les nonnes à Aix-en-Provence sous la direction des religieuses de l’Église du Val-de-Grâce de Paris.

Trois religieuses seulement accepterons de rejoindre Aix. Celles qui n’acceptèrent pas de se soumettre, virent leurs pensions supprimées, ce qui amena la communauté à son extinction, d’autant que plus aucune novice ne pouvait rejoindre ce couvent.

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La Révolution
Vendue et morcelée en 1792 comme bien national, l’abbaye est transformée en exploitation agricole

xixe – xxe siècle
L’abbaye est classée Monument Historique le 12 juillet 1886, après le passage de Jean-Camille Formigé qui fit en 1868 un grand nombre d’aquarelles et de plans décrivant l’état de l’abbaye. La commune a racheté l’église conventuelle au début du xixe siècle pour en faire l’église communale. Durant tout le xxe siècle, les architectes des monuments historiques tenteront de faire restaurer, de sauvegarder les bâtiments qui tombaient en ruine. Tant que ces bâtiments sont restés propriété privée, les restaurations sont très difficiles.

Dans les années trente Madame Sylvia Fournier, riche propriétaire des îles de Porquerolles, achète le domaine et y installe une hostellerie-restaurant de luxe qui devient le premier établissement 4 étoiles du Var. D’anciens bâtiments, dont l’affectation d’origine reste imprécise, deviennent un hôtel-restaurant. Après sa mort en 1971, un autre établissement privé s’installe. L’abbaye de La Celle devient patrimoine public, aujourd’hui patrimoine du Département du Var. En 1990, la commune fait jouer son droit de préemption en zone urbaine, avec l’appui financier du Département à qui le Monument Historique sera rétrocédé. La partie qui accueillait l’hôtel est toujours une hostellerie de luxe, louée aux maisons Alain Ducasse. Toujours sur le domaine de l’ancien monastère, un autre bâtiment du Département du Var est occupé par la Maison des Vins des Côteaux Varois.

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Après plusieurs mois de fermeture et de très nombreux travaux, l’abbaye, témoin de l’art roman provençal est de nouveau ouverte au public depuis le 12 juillet 2016.

Description
Église conventuelle
L’église Sainte-Perpétue, aujourd’hui partiellement disparue, était l’église paroissiale de La Celle, desservie par les moines du bourg ecclésial.

Christ d’origine italienne
L’église Sainte-Marie était l’église conventuelle réservée aux moniales. Elle est depuis le début du xixe siècle l’église paroissiale de La Celle.

Un sarcophage du xiiie siècle est conservé dans l’église Sainte-Marie. Longtemps attribué à tort à Garsende de Sabran (elle n’est présente que 150 ans plus tard dans le monastère), il a servi de fontaine sur la place publique après la Révolution. Vendu en 1924 par le propriétaire privé à qui appartenait l’abbaye, il est racheté par le Département du Var en 1999.

Sur le mur Sud de l’église se trouve un magnifique crucifix d’origine italienne de la fin du xve siècle en bois polychrome à la sculpture d’un très grand réalisme. Nous y trouvons également deux retables baroques du xviie siècle.

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Bâtiments conventuels des moniales
Chauffoir
Cette pièce est attenante au Cellier, par une porte au centre du mur Sud, une ouverture à l’Ouest donnant sur le Cloître.

Salle Capitulaire
Ou Salle du Chapitre. C’est une pièce remarquable du xiiie siècle avec une voûte à arêtes ogivales à croisillons lourds. L’ensemble est supporté par deux piliers trapus, avec des chapiteaux ornés de dessins géométriques, de style roman.

Elle comporte à l’Est trois ouvertures étroites et cintrées tandis qu’à l’Ouest en direction du cloître, une porte et deux arcades.

Les moniales s’y réunissaient tous les jours pour lire un chapitre de la règle de saint Benoît et régler les problèmes de la communauté.

Cloître des moniales
Il est fermé au nord par l’église Sainte-Marie et à l’est par la Salle Capitulaire ; au sud par la Cuisine et le Réfectoire. Trois galeries subsistent, donnant sur la cour.

La galerie nord était la mieux conservée. Elle dessert l’accès aux autres parties des bâtiments. Sur cette galerie se trouvent également l’accès à l’église Sainte-Marie.

Le galerie ouest fera l’objet d’une prochaine restauration.

Le long de la galerie nord, côté jardin, six baies à colonnettes géminées. La voûte en plein cintre est renforcée par des arcs doubleaux. Les colonnes qui supportent au Sud les arcs à doubleaux sont dites « à genoux ».

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Bâtiments conventuels des moines
Ancienne église Sainte-Perpétue
Aujourd’hui, au xxie siècle, c’est une habitation privée. Sur le mur, une plaque rappelle aux visiteurs qu’ici vécut Marcel Cervin, prieur du monastère, élu Pape en 1555 sous le nom de Marcel II (1501-1555), il mourut vingt jours après.

Cloître des moines
Le Jardin
S’étendant sur trois hectares il fut entièrement restauré au xxe siècle à la demande du Département du Var, par un paysagiste choisi par l’architecte en chef des monuments historiques, Francesco Flavigny. Il s’inspire de l’esprit provençal et a gardé les arbres bicentenaires du parc.

( source: wikipedia)

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A noter que l’abbaye accueille une remarquable exposition d’archéologie « Des Dieux, des hommes » jusqu’au 17 septembre prochain « Des Dieux & des Hommes » est consacrée au polythéisme et aux croyances à l’époque romaine dans le Var et est conçue autour de quatre grands thèmes : 

– le Panthéon des dieux romains,

– le culte impérial inventé avec l’avènement de l’empereur Auguste,

– les divinités secondaires et les cultes locaux,

– les cultes orientaux.

Des pièces d’exceptions, telles que la tête de Minerve de Fox-Amphoux ou le torse d’Artémis d’Ephèse de Toulon, seront exposées pour la première fois.

Téléchargez le flyer

  • Infos pratiques

Ouvert du mardi au dimanche
de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
Dernier accès 30 minutes avant la fermeture
(fermé le 1e mai)
Tél. 04 98 05 05 05

Abbaye de La Celle
Place des Ormeaux
83170 La Celle

Autoroute A8
sortie 35 Brignoles
GPS : 43°23’40N/6°02’22E

Carnets de voyage: Mykonos et Délos, Cyclades – Grèce

Il est parfois des cartes postales nécessaires comme pour ces deux îles si proches et si différentes, Mykonos l’internationale, Délos, l’île tellement sacrée des Cyclades, son centre, qu’il y était interdit d’y mourir…


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Cartes postales: nouvelles du temps qu’il fait… ailleurs, du côté de l’île volcanique de Santorin (Cyclades.Grèce).

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Santorin est un ancien volcan, dont le cratère a éyt submergé suite à son explosion 1.600 ans avant JC. Arrivée sur la capitale, Théra.

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                       Les célèbres couchers de soleil d’Oïa, au nord de l’île

Carnet de voyage: Le cap Sounion (Grèce)

Le cap Sounion (en grec ancien Ἄκρον Σούνιον / Ákron Soúnion ; en grec moderne Aκρωτήριο Σούνιο / Akrotírio Súnio ou Κάβο κολώνες / Kávo kolónes ou Καβοκολώνες / Kavokolones ; en latin Sunium promontorium, en vénitien Capo Colonne ; appelé cap Colonna avant le xxe siècle) est un cap de Grèce qui s’avance à 45 kilomètres au sud-est d’Athènes dans la mer Égée et qui constitue l’extrémité de l’Attique. Il est surtout renommé pour les ruines d’un temple dédié à Poséidon. Il est classé parmi les parcs nationaux de Grèce 

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Temple de Poséidon

Les ruines du temple de Poséidon, bâti au milieu du ve siècle av. J.-C., surplombent la mer d’une hauteur de près de 60 mètres. Les colonnes du temple mesurent 6,10 mètres de haut, pour un diamètre de 1 mètre à la base et 79 centimètres au sommet. Leurs cannelures, moins nombreuses que d’habitude (16 au lieu de 20), ont été étudiées pour résister à l’action de l’air salin. Le poète anglais Lord Byron grava son nom sur l’une de ces colonnes. Homère appelait le temple de Poséidon le promontoire sacré et les marins y invoquaient le dieu de la Mer.
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Selon la légende, le cap Sounion est le lieu d’où Égée se serait jeté à la mer. Son fils Thésée avait convenu avec lui que s’il sortait victorieux de son combat avec le Minotaure, il hisserait des voiles blanches sur son bateau, alors que s’il était tué, l’équipage devrait laisser au bateau ses voiles noires. Égée vit arriver au loin le bateau arborant de grandes voiles noires, car Thésée avait oublié de hisser les blanches, et de désespoir se jeta du haut des rochers dans la mer. D’où le nom de la mer Égée.
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Légende
Lors d’une fête à Athènes, les dieux organisèrent un concours pour savoir lequel d’entre eux serait le protecteur de la ville. Poséïdon, dieu des mers, frappa un rocher de son trident. De cette faille, jaillit l’eau salée. Athéna créa l’olivier, symbole de paix qui plus tard deviendra son emblème. Toutes les femmes athéniennes votèrent pour Athéna et tous les hommes pour Poséïdon. Les femmes étant plus nombreuses que les hommes, ce fut Athéna qui devint la protectrice d’Athènes. Alors Poséidon inonda la campagne environnante sous le coup de la fureur, jusqu’à ce que Zeus trouve un arrangement : Poséïdon obtint ainsi un temple au cap Sounion.

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                             ( source texte avec le concours de wikipedia)

Cartes postales: Le Christ Rédempteur dans tous ses états

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Statue du Christ Rédempteur - Corcovado - Rio de Janeiro - Brésil

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Le Christ Rédempteur (en portugais : O Cristo Redentor) est une grande statue du Christ dominant la ville de Rio de Janeiro au Brésil, du haut du mont du Corcovado. Elle est devenue au fil des ans un des emblèmes reconnus internationalement de la ville, au même titre que le Pain de Sucre, la plage de Copacabana ou le carnaval de Rio. Elle fut conçue par l’ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa et réalisée par le sculpteur français Paul Landowski, d’origine polonaise par son père, et le sculpteur roumain Gheorghe Leonida (en) (pour la tête du Christ) et érigée en collaboration avec l’ingénieur français Albert Caquot.

Classé monument historique depuis 1973, le Christ du Corcovado est l’un des endroits touristiques les plus fréquentés de Rio avec 750 000 visiteurs par an.

Établie au cœur du parc national de la forêt de Tijuca, à une altitude de 710 mètres, la statue mesure 38 mètres de haut (dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 m). Sa masse est de 1 145 tonnes, la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L’envergure entre les deux mains est de 28 mètres.

Ces dimensions font d’elle l’une des plus grandes statues du Christ au monde. Seuls le Christ de la Concorde à Cochabamba en Bolivie (40,44 m dont 34,20 pour le personnage), la statue du Christ Roi à Świebodzin en Pologne(52,5 m / 33 m) et le Christ de Vung Tàu au Viêt Nam (36 m / 32 m) sont plus grands.

À la base du Christ Rédempteur se trouve une chapelle dédiée à Nossa Senhora Aparecida, où sont célébrés mariages et baptêmes.

La construction a commencé en 1926 et s’est terminée en 1931.

Parallèlement, elle est régulièrement endommagée par la foudre qui la touche en moyenne six fois par an, aussi fait-elle l’objet de fréquentes restaurations. Ainsi le 16 janvier 2014, la moitié du pouce de sa main droite est cassée par la foudre lors d’un orage au cours duquel plus de 40 000 éclairs sont tombés sur Rio. Un câble paratonnerre et d’autres équipements sont pourtant disposés pour éviter ce dommage mais le câble ne s’étend que sur la tête et les bras, s’arrêtant au poignet.

(source : wikipedia)

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Cartes postales: l’île Madame, une île confetti près de Rochefort

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L’île Madame est une île française, baignée par l’océan Atlantique, au large des côtes de la Charente-Maritime et appartenant à l’archipel charentais.

Elle est située sur la rive gauche de l’estuaire de la Charente entre la presqu’île de Fouras et l’île d’Aix au nord, et le petit port ostréicole de Port-des-Barques, commune à laquelle elle est administrativement rattachée, au sud, dont elle est séparée par la Passe aux bœufs. Elle fait face à l’île d’Oléron et au célèbre fort Boyard.

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L’île Madame est la plus petite des quatre îles charentaises qui sont, par taille décroissante : l’île d’Oléron, l’île de Ré, l’île d’Aix et l’île Madame. Comme ses voisines, elle appartient administrativement au département de la Charente-Maritime, lequel se situe dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Il s’agit en fait d’un écart de la commune de Port-des-Barques, l’une des trois communes les plus récemment créées en Charente-Maritime.

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L’île Madame est une toute petite île, dont la superficie totale est de 0,78 km2. Elle s’étire sur une longueur maximale de 800 m et sur une largeur maximale de 400 m, ayant la forme d’un rectangle.

Elle est reliée au continent par une voie en sable et galets, appelée la Passe aux bœufs2, longue d’environ 1 km, accessible uniquement à marée basse. Il s’agit d’un tombolo, cordon dunaire formé de dépôts d’origine sédimentaire et fluviale, qui est en train de souder l’île Madame au continent. Cette passe est particulièrement fréquentée par de nombreux touristes pendant la période estivale ; pourtant soumise au même phénomène de marée que celui observé au Mont-Saint-Michel, la zone présente les mêmes dangers.

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Les rivages de l’île Madame sont constitués, essentiellement, de rochers et de petites falaises, des banches, ainsi que de plages de galets, avec peu de sable. Son assise géologique, qui prolonge le plateau de la Saintonge, diffère sensiblement de celle de la presqu’île de Fouras et de l’île d’Aix, étant formée des calcaires gréseux du Crétacé et des sédiments marins et fluviatiles du Quaternaire issus de la dernière transgression flandrienne.

Économie
L’ostréiculture est pratiquée sur la côte ouest de l’île Madame, ainsi que l’aquaculture. La ferme aquacole de l’île Madame est un exemple réussi d’entreprise intégrée dans son milieu naturel. Cette dernière a été créée en 1980 et propose maintenant une ferme auberge où sont servis les produits de l’exploitation : huîtres, palourdes, bars, daurades royales, salicornes, sel récolté dans le marais salant.

Par ailleurs, de nombreux pontons à carrelets sont implantés sur son rivage et l’île est reconnue comme étant un lieu propice à la pêche à pied.

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Histoire
Elle tiendrait son nom, soit d’Anne de Rohan de Soubise, maîtresse de Louis XIV, ou de l’abbesse de l’abbaye aux Dames de Saintes, qui portait le titre de Madame de Saintes. Elle s’est aussi appelée l’île de la Garenne, sans doute à cause de l’abondance des lapins du même nom qui étaient ses seuls habitants. Sous la Révolution, elle est appelée l’île Citoyenne.

Au nord de l’île, se trouvent une redoute (ancienne fortification militaire) de forme carrée, édifiée en 1703, ainsi que des casemates. Ces constructions participaient au système de défense de la « rade de Rochefort », à l’entrée de la vaste embouchure de la Charente, pour protéger Rochefort et son arsenal militaire.

 

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Au sud-est de l’île, une grande croix de galets, à même le sol, marque l’endroit où furent ensevelis 254 prêtres déportés en 1794. Ce site est la destination d’un pèlerinage au mois d’août : les participants traversent la passe aux Bœufs avec un galet qu’ils déposent à l’arrivée sur la croix.

Ces prêtres moururent de maladie et d’épuisement à bord des pontons de Rochefort, le Washington et les Deux Associés, d’anciens navires négriers. Il s’agissait de prêtres réfractaires, ayant refusé de prêter serment à la nouvelle constitution.

Après l’épisode sanglant de la Commune de Paris, des communards y furent envoyés. Pour s’approvisionner en eau douce, ils creusèrent au nord de l’île un puits, appelé depuis puits des Fédérés  (source texte: Wikipedia)

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Carnets de voyage: la dune du Pyla ( près d’Arcachon)

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La dune du Pilat, située en bordure du massif forestier des Landes de Gascogne sur la côte d’Argent à l’entrée du bassin d’Arcachon, en France, est la plus haute dune d’Europe (hauteur actuelle : 110,19 m)

Située à l’entrée sud du bassin d’Arcachon, elle s’étend sur 616 m d’ouest en est et sur 2,9 km du nord au sud et contient environ 55 millions de mètres cubes de sable, dans la localité de Pyla-sur-Mer qui dépend administrativement de la commune de La Teste-de-Buch, à proximité d’Arcachon, au cœur des Landes de Gascogne.

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Les déplacements de la dune sont constants et étudiés par les scientifiques. Côté Est, la dune gagne sur le massif forestier, ensevelissant les arbres à une vitesse d’un à cinq mètres par an. Côté Ouest, l’évolution du trait de côte (limite des plus hautes mers) est variable. Le littoral Nord de la dune est soumis à une forte érosion, notamment lors des tempêtes hivernales. A l’inverse, l’érosion est faible ou quasi nulle ces dernières années le long du littoral Sud.
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La dune du Pilat est dissymétrique, avec une pente inclinée différemment selon sa position par rapport au vent. Ainsi, la face de la dune la plus exposée au vent (face Ouest, côté océan) est douce, de l’ordre de 5 à 20°, car les sables s’étalent lors de leur remontée vers le sommet. En revanche, la face côté forêt, à l’abri du vent (face Est), est plus raide, entre 30 et 40°.

L’emplacement actuel de la Dune du Pilat abritait des campements protohistoriques provisoires, pour des activités liées à l’exploitation du sel de mer. Les premières découvertes archéologiques commencent en 1982 . Le 31 décembre 2013, un touriste trouve dans le sable, au pied de la dune, une urne funéraire3 et un vase accessoire datant de l’âge du fer, 800 ans av. J.-C.

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Le nom Pilat, déjà présent sur les cartes de Masse (1708) 7 et de Cassini (1786) avec le « petit bassin du Pilat », les « balises du Pilat », des « cabanes du Pilat » et la « grande passe du Pilat ou passe du Sud », correspondait à un lieu situé plus au sud de celui de la dune que nous connaissons sous ce nom et vraisemblablement au large de la côte actuelle. Nous sommes ici dans un pays de dunes mobiles et au fil du temps, le littoral et son relief ne cessent de se modifier, avançant vers l’est, vers l’intérieur des terres. Jusqu’au début du xxe siècle, le secteur du Pilat s’appelle « les Sabloneys » (littéralement « sables nouveaux » en gascon) et aucune route carrossable n’y mène.

Ce changement d’appellation a pour origine une opération immobilière. Lorsque vers 1910, le développement de l’habitat opéré sur la partie côtière de la commune d’Arcachon atteint le sud du Moulleau, les promoteurs immobiliers qui convoitent des terrains sur la partie testerine qui prolonge la côte vers le sud, sont confrontés à un problème de taille : le territoire appartient à l’État qui ne veut pas vendre. En 1913, un de ces promoteurs, Daniel Meller, propose alors et obtient de l’administration une transaction : en échange de 463 hectares de terrain qu’il achète sur la commune de La Teste (sur les bords du lac de Cazaux), il obtient 143 hectares entre Le Moulleau et la dune du Pilat. En référence à la grande dune voisine qui forme un monticule de sable, il choisit de baptiser l’endroit « Pyla-sur-Mer ». Il crée la « Société Civile Immobilière de Pyla-sur-Mer » dans le but d’ériger « une ville dans la forêt ».

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En 1928, un autre promoteur, Louis Gaume, crée « La société du Pilat-Plage » avec la Corniche, un ancien relais de chasse devenu lieu de villégiature privilégié des aristocrates et de la bourgeoisie où il construit de nombreuses maisons de style néo-basque. C’est à peu près vers les années 1930 que le vieux nom « Sabloney » est remplacé par « dune du Pilat ». Aujourd’hui, « les Sabloneys » désigne une petite plage au sud de la grande dune.

Le nom officiel de la dune est « Dune du Pilat ». La dénomination d’origine provient du gascon pilòt ou pilhar signifiant tas, monticule. En revanche, la station balnéaire de Pyla-sur-Mer, à proximité de la dune, a été fondée dans les années 1920 par un promoteur immobilier qui a opté pour une consonance plus exotique, en employant un « y »

 

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La notoriété de la plus haute dune d’Europe n’a fait que croître au cours des dernières décennies. Près de 2 millions de visiteurs se hissent chaque année à son sommet, ce qui en fait l’un des sites naturels les plus visités de France avec la Baie du Mont-Saint-Michel. Quel paradoxe quand on sait que les dunes ont été, jusqu’au XIXe siècle, des lieux n’offrant qu’un « effrayant désert », comme les décrivait Nicolas Brémontier en 1806.

Le Grand Site n’en demeure pas moins un espace naturel fragile. Il fait l’objet d’un programme de préservation et de mise en valeur porté par des acteurs publics, dont le gestionnaire du site, le Syndicat Mixte de la Grande Dune du Pilat.

Plus de 6 800 hectares intégrant la dune et la forêt attenante sont classés au titre de la loi de mai 1930 sur les mouvements naturels et les sites. 

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Des sports de pleine nature sont présents sur le site notamment le parapente. Un parking payant, contribuant à la préservation du site classé, est situé au pied de la dune, côté forêt. L’accès à la dune du Pilat reste gratuit pour les piétons, les vélos et les transports en commun comme le bus Baïa.

 La plus haute dune d’Europe dégagerait entre 11 et 13 millions d’euros de retombées directes, et jusqu’à 168 millions d’euros de recettes indirectes

(avec le toujours précieux concours de wikipedia)

 

 

 

 

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